Rester chez soi
Le maintien à domicile : ce n’est pas une aide, c’est un assemblage
Rester chez soi n’est pas une prestation qu’on achète. C’est un assemblage de choses qui tiennent ensemble : quelqu’un le matin, un repas à midi, une barre d’appui dans la douche, un voisin qui a les clés, et une famille qui sait quoi faire un dimanche. Cette page montre l’assemblage entier, pour que vous sachiez ce qui manque.

Le semainier
La semaine, vue d’ensemble
Le maintien à domicile se lit mieux sur une grille que dans une liste. Posez ce qui est déjà couvert, par la famille ou par une intervenante : ce qui reste en clair est ce qu’il faut organiser.
| lun | mar | mer | jeu | ven | sam | dim | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Matin | |||||||
| Midi | |||||||
| Soir |
Chaque case est un moment de la semaine, rien d’autre. La grille ne dit rien de l’état de la personne : elle dit qui est là, et quand. Aucun nombre d’heures n’est suggéré, aucun tarif n’est calculé.
Rien de posé pour l’instant. Commencez par ce qui est déjà assuré, c’est souvent plus facile.
Les quatre pieds
Ce sur quoi repose un maintien à domicile
Quand un maintien à domicile échoue, ce n’est presque jamais parce qu’il manquait des heures d’aide. C’est parce qu’un des quatre pieds avait cédé sans que personne le voie.
L’aide humaine
Les passages qui couvrent les moments qui ne sont plus tenus : lever, repas, toilette, courses, présence. C’est la partie visible, et la seule qu’on chiffre facilement.
Le logement
Une marche, une baignoire, un éclairage insuffisant, un tapis. L’aménagement change souvent plus de choses qu’une heure supplémentaire, et il se décide lors de la visite à domicile.
Les soins
Infirmier, médecin traitant, kinésithérapeute. Ils ne relèvent pas de l’aide à domicile, mais ils doivent se coordonner avec elle, et ce n’est pas automatique.
Le lien social
Les visites, le téléphone, les voisins, la vie qui continue. C’est le pied qu’on oublie de compter, et c’est souvent le premier à céder.
Les aides du quotidien
Les interventions qui composent l’aide humaine
Vous voyez ce qui manque dans votre semaine ?
L’évaluation
Comment se mesure le besoin, et par qui
Ce qui ouvre droit à l’allocation d’autonomie
Il faut avoir au moins 60 ans, résider en France de façon stable et régulière, et être classé en groupe 1, 2, 3 ou 4 de la grille AGGIR. Les groupes 5 et 6 n’y ouvrent pas droit. La décision du département doit intervenir dans les deux mois suivant la réception du dossier complet (service-public).
Il existe un cadre national pour cela, et il ne passe ni par un site ni par un questionnaire en ligne.
Lors d’une demande d’allocation personnalisée d’autonomie, un professionnel de l’équipe médico-sociale du département se déplace au domicile (service-public). Il évalue le degré de perte d’autonomie à l’aide de la grille AGGIR, qui classe la personne dans l’un des six groupes iso-ressources, du plus dépendant au plus autonome (portail national).
Cette évaluation se fait au domicile, par un professionnel, et nulle part ailleurs. C’est pourquoi ce site ne propose aucun test, aucun auto-diagnostic et aucun calculateur d’autonomie : ils donneraient un résultat sans valeur, et souvent inquiétant à tort.
Un refus au titre de l’allocation d’autonomie ne signifie pas qu’aucune aide n’est possible : d’autres dispositifs existent, notamment du côté des caisses de retraite et de l’aide sociale départementale. C’est expliqué dans le détail des aides.

Le point de bascule
Quand le maintien à domicile atteint sa limite
Cette page défend le maintien à domicile, mais elle mentirait en laissant croire qu’il convient toujours. Il existe des situations où il devient déraisonnable, et les reconnaître à temps évite une décision prise dans l’urgence, après une chute.
Les signaux habituels ne sont pas médicaux : c’est l’épuisement de l’aidant, c’est une solitude que les passages ne comblent plus, c’est un logement que rien n’adapte assez, c’est un besoin de surveillance que l’aide à domicile ne couvre pas.
Ce sont des sujets qui se discutent avec le médecin traitant et avec l’équipe médico-sociale du département, pas sur internet. Ce site n’a pas d’avis à donner sur ce qui doit être décidé pour une personne qu’il ne connaît pas.
« Est-ce qu’on tient jusqu’au bout à domicile ? »
Parfois oui, parfois non, et personne ne peut le dire à l’avance. Ce qui est sûr, c’est que la question se pose mieux quand l’assemblage est complet et que l’aidant n’est pas à bout. Organiser tôt ne prolonge pas seulement le maintien à domicile : cela laisse le temps de décider autrement, si un jour c’est nécessaire.
Vous voulez en parler avec quelqu’un qui connaît le secteur ?
Après votre demande
Ce qui se passe après votre demande
Votre demande part telle quelle
Les moments que vous avez notés et ce que vous avez écrit sont transmis à des structures d’aide à domicile qui interviennent dans votre secteur.
Elles vous répondent
À l’adresse que vous avez indiquée. Ce site n’appelle personne, ne transmet aucun message de sa part et ne promet aucun délai : il n’exerce pas ce métier.
Une visite est proposée
Au domicile, en présence de la personne concernée. C’est là que se décide ce qui est couvert, et à quel rythme.
Vous gardez la main
Vous n’êtes engagé à rien, et rien n’est signé tant qu’un devis ne vous convient pas.
Sources rouvertes pour cette page (septembre 2026)
service-public, allocation personnalisée d’autonomie · portail national, la grille AGGIR · code du travail, art. L. 7232-1 · service-public, crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (relevées en septembre 2026)
Le premier échange
Ce à quoi ressemble un premier échange
- On vous demande quels moments de la semaine posent problème, pas ce dont souffre la personne.
- On vous demande où cela se passe, pour savoir qui intervient dans ce secteur.
- On ne vous demande ni diagnostic, ni traitement, ni niveau de dépendance : ce sont des données de santé, et elles n’ont pas à circuler ici.
- On vous parle du devis et de ce qu’il contient, avant de parler de tout le reste.
- Vous pouvez arrêter la conversation à tout moment, sans justification.
Questions fréquentes
Les questions : réponses courtes
Faut-il faire la demande d’allocation avant de mettre l’aide en place ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est souvent plus simple : le plan d’aide se construit lors de la visite à domicile, et il est plus facile d’y inscrire un besoin dès le départ qu’ensuite.
Peut-on tester l’autonomie de son parent en ligne ?
Non, et il faut s’en méfier. La grille AGGIR est renseignée par un professionnel lors d’une visite au domicile (portail national). Un questionnaire en ligne ne reproduit ni la méthode ni le contexte, et peut alarmer à tort.
Qui coordonne l’aide et les soins ?
Personne automatiquement, et c’est un angle mort fréquent. Le médecin traitant, l’infirmier et la structure d’aide à domicile interviennent séparément. La coordination se demande explicitement, et c’est souvent la famille qui la porte.
L’aménagement du logement est-il financé ?
Des dispositifs existent, avec des conditions propres à chaque financeur et à chaque situation. Ce site ne les chiffre pas : ils se vérifient auprès du département, de la caisse de retraite et des organismes de l’habitat.
Le maintien à domicile coûte-t-il moins cher qu’un établissement ?
La comparaison dépend entièrement du volume d’aide nécessaire, et aucune source officielle ne publie de chiffre général. Comparer sur la base d’un tarif trouvé en ligne conduit presque toujours à une erreur.
Mis à jour le 12 septembre 2026. Sources officielles rouvertes en septembre 2026.