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Pour celles et ceux qui organisent l’aide d’un parent

Aide à domicile pour une personne âgée : organiser la semaine

Décrire ce qu’il faudrait couvrir

Aucune information de santé n’est demandée. Vos réponses servent uniquement à vous mettre en relation.

On ne commence presque jamais par « quel service choisir ». On commence par un lundi matin où il faut que quelqu’un soit là. Ce site part de là : les moments de la semaine à couvrir, qui peut le faire, et ce que les aides publiques prennent en charge.

Ce site n’emploie personne et ne vend aucune prestation. Il met en relation avec des structures d’aide à domicile et explique ce qu’il faut leur demander.

Deux mains posant une théière sur une table de cuisine en bois clair, lumière du matin par la fenêtre

Le semainier

La semaine d’aide : voir ce qui est couvert

Posez les moments où quelqu’un devrait passer. Choisissez d’abord un geste, puis cliquez les cases. Rien de ce que vous notez ici ne décrit l’état de santé de la personne : ce sont des moments, pas un diagnostic.

Chaque case est un moment de la semaine. Une case foncée est un moment couvert, et plusieurs gestes sur le même moment apparaissent en bandes. Aucun nombre d’heures n’est suggéré : le volume d’un plan d’aide se fixe avec l’équipe médico-sociale du département, jamais sur un site.
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Matin
Midi
Soir

Chaque case est un moment de la semaine. Une case foncée est un moment couvert, et plusieurs gestes sur le même moment apparaissent en bandes. Aucun nombre d’heures n’est suggéré : le volume d’un plan d’aide se fixe avec l’équipe médico-sociale du département, jamais sur un site.

Lever et toilette du lundi au vendredi.
Un passage à midi, les courses le vendredi.
Une présence le soir et le samedi.

Aucun moment noté pour l’instant. Commencez par le moment qui vous inquiète le plus.

Par où cela commence

Ce n’est pas une décision, c’est une suite de petits renoncements

Personne ne se réveille en décidant que son père a besoin d’une aide à domicile. Ce qui arrive, c’est une série de détails : le courrier qui s’empile, le frigo à moitié vide, un pansement qu’on n’a pas su refaire, une chute sans gravité dont on apprend l’existence trois semaines plus tard.

Et puis un jour, la question se pose d’un coup, souvent au mauvais moment : une sortie d’hôpital, un conjoint qui ne peut plus assurer, un aidant qui n’en peut plus.

Le premier geste utile n’est pas de choisir un prestataire. C’est de poser sur le papier les moments de la semaine qui ne sont plus tenus. Un plan d’aide se construit ensuite là-dessus, et il se finance en partie.

C’est aussi ce qui rend la conversation possible avec la personne concernée : on ne lui annonce pas qu’elle a besoin d’aide, on lui propose de couvrir le mardi soir.

Vous savez déjà quels moments posent problème ?

Les gestes

Ce qu’une aide à domicile fait vraiment

Les activités d’aide à domicile relèvent des services à la personne, dont la liste est fixée par la loi (code du travail, art. L. 7232-1). Concrètement, elles se rangent en cinq familles, et un même intervenant en couvre souvent plusieurs.

Chacune de ces pages dit la même chose dans le même ordre : pour qui, ce qui est fait, et surtout ce qui n’en relève pas.

La limite à connaître

Aide ou soin : la frontière qui évite les mauvaises surprises au mois suivant

C’est la confusion la plus coûteuse du secteur, et elle se découvre en général trop tard, un dimanche.

Ce qui sépare les logiques

L’aide à domicile

  • Accompagner le lever, l’habillage, les déplacements dans le logement.
  • Aider à la toilette non médicalisée.
  • Préparer les repas et accompagner le moment du repas.
  • L’entretien du logement, le linge, les courses.
  • La présence, la conversation, la sortie.

Le soin infirmier

  • Les pansements et les injections.
  • La distribution et la surveillance des médicaments.
  • La toilette médicalisée.
  • La surveillance clinique d’un état de santé.
  • Tout acte prescrit par un médecin.

Une auxiliaire de vie ne donne pas les médicaments et ne fait pas les soins. Les deux interventions coexistent très souvent chez la même personne, à des horaires différents, et elles se commandent séparément. Si une structure vous laisse entendre l’inverse, c’est un signal d’alarme.

Vous ne savez pas de quel côté tombe ce dont votre parent a besoin ?

Ce qui se finance

Les aides existent, et elles ne s’annulent pas entre elles

Deux dispositifs principaux, souvent mal compris, et une croyance fausse qui coûte cher à beaucoup de familles.

« On m’a dit que si mon père touche l’allocation d’autonomie, il n’a pas droit au crédit d’impôt. »

C’est faux, et c’est l’erreur la plus répandue. Les aides reçues se déduisent des dépenses avant le calcul du crédit d’impôt : celui-ci porte alors sur la part que le foyer supporte réellement. Percevoir l’allocation d’autonomie ne ferme donc pas le crédit d’impôt, elle en réduit l’assiette. La source le dit noir sur blanc (service-public), et le détail du financement déroule le raisonnement.

L’allocation personnalisée d’autonomie

Ouverte à partir de 60 ans, sous condition de résidence stable en France et de degré de perte d’autonomie. Un professionnel de l’équipe médico-sociale du département se déplace au domicile et construit un plan d’aide (service-public).

Le crédit d’impôt

Il s’élève à 50 % des dépenses supportées dans l’année, dans les conditions et les plafonds applicables à votre foyer (service-public).

Deuxième croyance fausse, tout aussi fréquente : « je ne paie pas d’impôt, ça ne me concerne pas ». Un crédit d’impôt n’est pas une réduction d’impôt. Quand il dépasse l’impôt dû, le surplus est remboursé, y compris à un foyer non imposable (services à la personne).

Vous voulez savoir ce qui s’applique à votre situation ?

Choisir une structure

Ce qu’il faut vérifier avant de signer quoi que ce soit

Autorisation ou agrément : cela dépend du mode

Une structure qui intervient auprès d’une personne âgée en mode prestataire relève d’une autorisation délivrée par le président du conseil départemental, valable 15 ans. Une structure qui intervient en mode mandataire relève d’un agrément de l’État, valable cinq ans sur un territoire déterminé. La déclaration, elle, est facultative, mais sans elle ni la structure ni son client ne peuvent bénéficier des avantages fiscaux et sociaux (services à la personne).

Le secteur est encadré, mais l’encadrement n’est pas celui qu’on croit. On répète partout qu’il faut « un agrément ». C’est incomplet, et cette imprécision se retrouve jusque dans des pages officielles.

  • Demandez sous quel régime la structure intervient, et lequel s’applique à votre situation.
  • Vérifiez la présence du numéro de services à la personne sur le devis et sur la facture : c’est lui qui conditionne l’avantage fiscal.
  • Demandez l’assurance de responsabilité civile professionnelle et la procédure prévue en cas de dommage. Ce point doit figurer au devis.
  • Demandez qui organise le remplacement en cas d’absence, de congés ou d’arrêt. La réponse n’est pas la même selon le mode.
  • Faites préciser ce qui n’est pas inclus : c’est toujours là que se logent les déceptions.

Une différence à garder en tête : en mode prestataire, c’est l’organisme qui est l’employeur de l’intervenante. En mode mandataire, le particulier devient l’employeur et en porte les obligations (services à la personne). Ce n’est pas un détail administratif : cela change qui gère le contrat, les congés et une éventuelle rupture.

La première visite

À quoi ressemble le premier rendez-vous à domicile

Elle a lieu au domicile, en présence de la personne concernée, et elle dure en général une petite heure. On regarde le logement, on parle des habitudes, on repère ce qui coince : une marche, une baignoire, un horaire de repas.

Ce n’est pas un examen. Personne n’y passe de test, et il n’y a rien à préparer d’autre que la liste des moments qui posent problème.

Si une demande d’allocation d’autonomie est en cours, c’est un professionnel de l’équipe médico-sociale du département qui se déplace, et c’est lui qui construit le plan d’aide. La décision du département doit intervenir dans les deux mois qui suivent la réception du dossier complet (service-public).

Deux paires de mains posées sur une table, conversation calme, tasses vides à côté
La première visite se fait chez la personne, en sa présence.

Après votre demande

Ce qui se passe après votre demande

Votre demande part telle quelle

Les moments que vous avez notés et ce que vous avez écrit sont transmis à des structures d’aide à domicile qui interviennent dans votre secteur.

Elles vous répondent

À l’adresse que vous avez indiquée. Ce site n’appelle personne, ne transmet aucun message de sa part et ne promet aucun délai : il n’exerce pas ce métier.

Une visite est proposée

Au domicile, en présence de la personne concernée. C’est là que se décide ce qui est couvert, et à quel rythme.

Vous gardez la main

Vous n’êtes engagé à rien, et rien n’est signé tant qu’un devis ne vous convient pas.

Le premier échange

Ce à quoi ressemble un premier échange

  • On vous demande quels moments de la semaine posent problème, pas ce dont souffre la personne.
  • On vous demande cela se passe, pour savoir qui intervient dans ce secteur.
  • On ne vous demande ni diagnostic, ni traitement, ni niveau de dépendance : ce sont des données de santé, et elles n’ont pas à circuler ici.
  • On vous parle du devis et de ce qu’il contient, avant de parler de tout le reste.
  • Vous pouvez arrêter la conversation à tout moment, sans justification.

Questions fréquentes

Les questions : réponses courtes

Faut-il avoir l’allocation d’autonomie pour faire venir quelqu’un ?

Non. L’aide à domicile peut être mise en place à tout moment, indépendamment de toute demande d’aide publique. L’allocation, quand elle est accordée, finance une partie du plan d’aide, mais elle n’est pas une condition d’accès à la prestation.

Qui décide du nombre d’heures ?

Le volume se fixe avec la structure, et dans le cadre du plan d’aide construit par l’équipe médico-sociale du département quand une demande d’allocation d’autonomie est en cours (service-public). Aucun site ne peut le déterminer à l’avance, et ce site n’en suggère aucun.

Combien cela coûte-t-il ?

Aucune source officielle ne publie de tarif : les structures fixent librement leurs prix, et le reste à charge dépend du plan d’aide, des ressources et du crédit d’impôt. Le chiffre vient de la structure, au devis, et de personne d’autre.

Mon parent refuse. Que faire ?

C’est la situation la plus fréquente, et elle ne se règle pas par la persuasion. Ce qui fonctionne souvent : commencer par un seul moment, précis et limité, plutôt que par l’idée générale d’une aide. Le semainier plus haut sert exactement à cela.

Une auxiliaire de vie peut-elle donner les médicaments ?

Non. La distribution et la surveillance des médicaments relèvent du soin infirmier, sur prescription. L’aide à domicile accompagne les actes de la vie quotidienne, et rien d’autre.

Est-ce que ce site est une agence ?

Non. Ce site n’emploie personne, ne détient ni agrément ni autorisation, ne vend aucune prestation et n’affiche aucun tarif. Il explique le sujet et transmet votre demande à des structures qui, elles, exercent ce métier.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Sources officielles rouvertes en septembre 2026.

Dire ce qu’il faudrait couvrir, sans engagement

Vous décrivez les moments de la semaine. Nous transmettons à des structures d’aide à domicile qui vous recontactent. Aucune information de santé n’est demandée.

Aucune information de santé n’est demandée. Vos réponses servent uniquement à vous mettre en relation.